




La guerre n'a pas un visage de femme
de Svetlana Alexievitch
Mise en scène de Cécile Canal
Avec Cécile Canal
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Du 07/07/2016 au 30/07/2016
11h55, relâche le 25 juillet.
Au Chapeau rouge
34-36 rue du Chapeau Rouge
84000 AVIGNON
04 90 84 04 03
Site Internet
Svetlana Alexievitch a recueilli durant 7 ans des centaines de témoignages de jeunes filles soviétiques parties au front entre 1941 et 1945 pour combattre l'ennemi nazi.
La guerre n’a pas un visage de femme est un ouvrage de Svetlana Alexievitch qui a obtenu le prix Nobel de littérature en 2015. Durant 7 ans, l’auteur a réussi à obtenir des centaines de témoignages de femmes russes, qui ont pris volontairement les armes durant la seconde guerre mondiale, pour défendre leur pays contre l’envahisseur nazi. Elles voulaient tant participer qu’elles mentaient sur leur âge afin d’être enrôlées dans l’armée rouge. C’est ainsi que beaucoup de très jeunes filles sont parties au front.
D’abord infirmières, brancardières, agents de transmissions, elles se sont vite retrouvées artilleuses, soldats, tireurs d’élites, voire aviatrices kamikazes. Elles ont connu très vite l’horreur des champs de batailles, l’agonie des soldats, le froid, la faim, la mort. Leurs corps de femme se sont tus ou déréglés, leurs désirs sexuels ont disparu, leurs sœurs ou amies disséminées, leurs espoirs broyés. Elles se sont retrouvées dans une guerre d’hommes au même titre qu’eux.
De retour à la vie civile, ces héroïnes exceptionnelles ont été vite oubliées. Elles sont restées longtemps dans l’ombre, silencieuses. Certaines le restent encore et d’autres ont enfin parlé.
C’est avec une émotion retenue, que Cécile Canal nous rapporte ces témoignages de femmes. Elle en incarne plusieurs d’entre elles, sans misérabilisme, tout en s’immobilisant par moment, pour laisser le récit à d’autres femmes en voix off. Elles évoquent tant de situations insoutenables et terrifiantes que la comédienne nous laisse une sensation d'écœurement longtemps après le spectacle.
Le récit de Cécile Canal est prenant, fascinant. Elle a su choisir des moments forts comme des moments anodins et tendres, des détails dont on ne parle jamais dans les faits de guerre, qui prennent ici une importance, une intensité sidérante soudain à nos yeux.
Ce sont des paroles de femmes sur la guerre et non pas des paroles d’hommes sur la guerre. Récits inhabituels, passionnants où se cache toute l’humanité du monde. En sortant du spectacle, on a très envie de lire le livre et c’est sans doute pour cette raison que Cécile Canal a fait ce spectacle et elle a eu raison.
D’abord infirmières, brancardières, agents de transmissions, elles se sont vite retrouvées artilleuses, soldats, tireurs d’élites, voire aviatrices kamikazes. Elles ont connu très vite l’horreur des champs de batailles, l’agonie des soldats, le froid, la faim, la mort. Leurs corps de femme se sont tus ou déréglés, leurs désirs sexuels ont disparu, leurs sœurs ou amies disséminées, leurs espoirs broyés. Elles se sont retrouvées dans une guerre d’hommes au même titre qu’eux.
De retour à la vie civile, ces héroïnes exceptionnelles ont été vite oubliées. Elles sont restées longtemps dans l’ombre, silencieuses. Certaines le restent encore et d’autres ont enfin parlé.
C’est avec une émotion retenue, que Cécile Canal nous rapporte ces témoignages de femmes. Elle en incarne plusieurs d’entre elles, sans misérabilisme, tout en s’immobilisant par moment, pour laisser le récit à d’autres femmes en voix off. Elles évoquent tant de situations insoutenables et terrifiantes que la comédienne nous laisse une sensation d'écœurement longtemps après le spectacle.
Le récit de Cécile Canal est prenant, fascinant. Elle a su choisir des moments forts comme des moments anodins et tendres, des détails dont on ne parle jamais dans les faits de guerre, qui prennent ici une importance, une intensité sidérante soudain à nos yeux.
Ce sont des paroles de femmes sur la guerre et non pas des paroles d’hommes sur la guerre. Récits inhabituels, passionnants où se cache toute l’humanité du monde. En sortant du spectacle, on a très envie de lire le livre et c’est sans doute pour cette raison que Cécile Canal a fait ce spectacle et elle a eu raison.
Jeanne-Marie Guillou
12/07/2016

PARIS
Guichet-Montparnasse
de Roger Martin Du Gard
Mise en scène de Florence Limon, Stephan Hersoen
À la mort du père Alexandre, sans modification de ses dernières volontés, la situation semble définitivement figée. La Torine, malgré son dévouement sans faille, se retrouve exclue de l’héritage. Mais loin d’accepter cette issue, elle choisit de réagir, elle s’associe au père Leleu...
L'avis de Clément Freuzo
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PARIS



Le Testament du père Leleu
de Roger Martin Du GardMise en scène de Florence Limon, Stephan Hersoen
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AVIGNON
Collège Joseph Vernet à L'Espace Factory
Festen
de Improvisation
Mise en scène de Aymeric Desjardin
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